Moyens de communication

by OOPET

Communication visuelle

La vision est essentielle chez le canidé pour communiquer et interagir avec son entourage.

Les postures ou la position du corps

– Une posture vers l’avant en signe de recherche d’interaction ou d’agression.

– Une posture vers l’arrière pour la fuite ou la soumission

– Une posture en arc pour la sollicitation ou le jeu

– Une posture allongée sur le dos pour une totale soumission .

les mimiques faciales

C’est une combinaison entre l’angulation des oreilles par rapport à la face :

– le degré de rétractation
– la commissure des lèvres
– l’ouverture de la bouche
– le retroussement de la lèvre supérieure
– le diamètre de l’œil

Dans les situations neutres / normales :

Les oreilles ont un angle d’environ 60° et la bouche est fermée.

DANS LES SITUATIONS de Peur maximalE sans agressivité :

Les oreilles font un angle de 180° avec la face, les pupilles sont dilatées et la bouche reste fermée.

DANS LES SITUATIONS d’agressivité sans peur :

Une bouche ouverte et une rétraction importante de la commissure des lèvres

la position de la queue

QUEUE PORTÉE HAUTE :

Le chien dresse sa queue pour donner l’impression d’être plus grand dans des situations d’assertivité.

QUEUE PORTÉE BASSE :

La queue est un signe de soumission, d’inhibition.

Les vocalises et la communication vocale

Chez le chien la communication auditive serait destinée à renseigner ses congénères sur le lieu où se trouve.

Les manifestations vocales des canidés domestiques sont nettement plus nombreuses que celles de leurs cousins sauvages les loups.
Ceci est en partie attribuable à la sélection artificielle faite par l’homme, qui dès le début de la domestication, a privilégié les individus qui pourraient l’avertir de certains dangers.
Le chien est devenu un loup bavard.

Pour cela le chien possède diverses vocalises :

– Le gémissement
– Le grognement et le grondement
– Le jappement, le hurlement, le toussotement
– Le claquement de dents et le halètement

Le mixage de certains sons est destiné à exprimer des nuances, comme le font certaines mimiques.
ex: aboiement-grondement, aboiement-hurlement

Structuration des vocalises et développement

Un chiot nouveau-né commence avec 3 appels :
– deux dédiés aux situations de détresse
– un pour toutes les autres situations

Les vocalises de détresse, gémissements et jappements permettent la réunion des chiots avec leur mère. Elles alertent la mère et la renseignent sur sa position et sur l’existence d’une situation d’inconfort :
– Isolation
– Faim
– Douleur
– Froid
– Réplétion vésicale

Vers l’âge de trois semaines, les vocalises commencent à ressembler à celles des adultes.

A mesure qu’on avance dans la socialisation et que les postures se mettent en place, la fréquence et la variété des émissions sonores diminuent .
Tout se passe comme si, chez l’adulte, les vocalises complétaient et soulignaient les postures.

Les aboiements

Les aboiements commencent entre deux et quatre semaines d’âge et surviennent initialement dans un contexte de sollicitation aux jeux.
Les aboiements d’agression des chiots ne commencent pas avant douze semaines.

L’aboiement est le son le plus utilisé chez le chien.

Audible à grande distance, il renseigne sur différentes situations par ses tonalités et les mimiques qui les accompagnent.
Le chien utilise donc ce type de signal pour de nombreuses occasions :
– Salutation
– Invitation au jeu
– Défense, menace
– Demande de contacts et de soins…

Plus nous sommes attentifs à ces aboiements et à leurs circonstances plus nous arrivons à distinguer leurs significations.

Les gémissements et braillements

La nuance est faible et délicate à distinguer.

Ces vocalises sont utilisées à la fois par les chiots et par les adultes.

– Dans des situations pénibles :
-> douleur, peur, faim… en particulier chez le chiot

– Dans le cadre de la soumission pour l’adulte :
-> le chien qui s’apprête à accepter la dominance d’un congénère, émet en général un cri suivi d’un gémissement

Les grognements et les grondements

Ils sont associés  à un comportement d’agression ou de défense. Il est cependant important de les différencier car ils accompagnent des états émotionnels totalement opposés. 


Le grognement, avec découverte des dents, fait partie de la phase d’intimidation qui annonce un état d’agression.
C’est un renforcement de la relation dominant-dominé. Ils peuvent également accompagner des assauts de jeux entre deux chiens ; on les distingue alors des grognements d’agressivité grâce aux autres signaux de jeux utilisés.

Le grondement, bouche fermée, est souvent associé à un état de plaisir.
Il est surtout présent dans la communication du chiot et on l’entend de moins en moins fréquemment à partir de l’âge de six semaines.

Les hurlements et autres vocalises

Le hurlement est un son très élaboré qui diffère d’un individu à l’autre.

Bien connu chez le loup et le coyote, toutes les races de chiens, elles, ne hurlent pas. Il sera plus fréquent chez les chiens dits primitifs (Samoyède, Malamute…) et les chiens courants.

Chez le loup le hurlement sera utilisé par des individus isolés et en quête de groupe et pour la communication à grande distance.

Pour les chiens, il se manifestera plutôt dans les situations de détresse majeure, comme dans le cas d’anxiété de séparation.

Les vocalises comme le jappement et le cri perçant sont synonymes de soumission ou de douleur.

Il existe également les sons non vocaux ne faisant pas intervenir les cordes vocales, tels que les claquements ou les grincements de dents qui ont été observés lors de sollicitations au jeu, dans les comportements défensifs ou de peur.

Phéromones et communication olfactive

Cette communication est permise grâce à des molécules chimiques volatiles qui vont se disperser dans l’air, qui agissent comme des hormones, depuis l’individu émetteur du « message olfactif » jusqu’à celui qui le reçoit.

En fonction de son état physique et émotionnel, l’individu émet des phéromones qui seront obligatoirement perçues et décodées par les animaux de son espèce.
C’est une communication presque exclusivement intraspécifique.

Au sein d’une meute de chiens, il existe une hiérarchie de dominance.
Chaque individu a un statut précis qu’il communique à ses congénères par:
– ses attitudes
– ses postures
– ses mimiques
– un marquage olfactif

La reconnaissance des individus au sein du groupe assure une certaine stabilité sociale entre les individus qui, hors du groupe, seraient des adversaires potentiels.

L’olfaction joue également un rôle important au moment de la reproduction ou des phéromones interviennent dans le comportement et la physiologie.

Ces phéromones peuvent aussi intervenir dans la communication d’état émotionnel comme le stress.

LES ODEURS SOCIALES :

Ce sont d’autres médiateurs chimiques qui ne prennent un sens que suite à un certain apprentissage.
Ces odeurs vont permettre aux membres d’une même meute de se reconnaître en tant que tels.

Mais ces odeurs ne prennent de sens qu’en fonction de ce qu’à appris l’animal :
il va falloir apprendre à associer une odeur à un individu. Ces odeurs semblent intervenir dans l’identification de la mère par les chiots durant la période prénatale, néonatale et pendant le début de la période de transition.
Ensuite, l’identification par l’olfaction se complétera avec l’arrivée de la vision.