Adulte

Les facteurs déterminant un comportement sont très nombreux.

Les facteurs internes:

– état physiologique
– entier ou stérilisé
– maternité
– pathologies

les facteurs génétiques

– race – sexe – tempérament – développement comportemental

Les facteurs externes

-environnement physique – environnement « social » – expériences
– apprentissages

Problème d'agressivité

L’agression est un comportement adaptatif normal du chien, dont la fonction est de mettre à distance un protagoniste (comportement agonistique) :
éloignement d’un individu d’une ressource (eau, alimentation, zone de repos, partenaire), protection des petits ou auto-protection. L’agression est un comportement relationnel et réactionnel, avec un enchaînement séquentiel et une gradation précise des signaux de menace.

La gradation des comportements d’agression comprend :
– les aboiements
– les grognements
– le retroussement des babines
– la morsure à vide
– la morsure réelle
– le tout accompagné de signes posturaux (piloérection, position des oreilles en arrière, etc).

L’agressivité correspond au seuil de déclenchement des comportements d’agression. Ce seuil est propre à chaque individu et plusieurs facteurs sont susceptibles de le moduler, dont des facteurs développementaux.
L’agression peut être dirigée envers différents protagonistes (humains (familiers ou non, certaines catégories particulières comme les enfants, etc.), congénères) et liée à différents contextes (à la maison ou à l’extérieur, autour d’un objet ou d’un lieu (canapé, gamelle, etc.)).

L’agression est presque toujours considérée comme un comportement indésirable qui peut poser problème, notamment dans tous les cas d’agression envers un humain (quelle que soit la gravité de l’agression car, dans ce cas, le chien représente un danger potentiel ou avéré pour l’homme).

Problème de peur

La peur est une émotion ressentie en présence d’un danger ou d’une menace réelle, elle représente la capacité de reconnaître le danger et de le fuir ou de le combattre. La peur est un « moteur » adaptatif : peur et instinct de survie sont liés. Lorsqu’un individu se retrouve confronté à un stimulus engendrant de la peur, il peut réagir de différentes manières : immobilisation, fuite (éloignement du stimulus) ou agression (tentative de mise à distance du stimulus, souvent lorsque la fuite n’est pas possible). Il faut faire attention à bien distinguer la peur, l’anxiété et la phobie, qui sont trois notions différentes, mais qui concernent toutes les trois la réponse émotionnelle et comportementale d’un individu face à une situation ou un stimulus perçu comme dangereux (réponse au stress via l’activation des catécholamines de l’axe corticotrope notamment). La phobie est une peur disproportionnée, inadaptée face à un stimulus particulier perçu comme dangereux. Dans ce cas, le stimulus perçu comme menaçant est bien réel mais la réponse n’est plus normale ni adaptative. Concernant l’anxiété, à la différence de la peur qui est la réaction première face à une situation réelle perçue comme menaçante, l’anxiété découle de l’anticipation d’une menace, potentielle ou réelle, sur laquelle l’animal n’a pas de contrôle et/ou à laquelle il ne peut pas se soustraire. L’anxiété est associée à un état de stress. L’état de stress se définit comme l’état dans lequel se trouve un animal qui, placé face à des conditions défavorables, a mis en œuvre ses systèmes d’adaptation sans résultats suffisants (Broom et Johnson, 1993). Les signes comportementaux suivants peuvent exprimer la peur ou l’anxiété : abaissement du dos, tremblements, queue basse, salivation excessive, léchage des babine, bâillements, tentatives pour se cacher, etc. La peur et l’anxiété, qui sont au départ des réponses normales adaptatives, peuvent représenter un problème de comportement lorsqu’elles entraînent un état de stress chronique et de mal-être durable ou si elles perturbent la relation et/ou la vie quotidienne du chien et de son propriétaire. Il ne faut pas oublier que le milieu humain comporte des éléments qui ne sont pas forcément pertinents pour le chien (cf modèle de Fraser). Ce dernier peut donc manifester de la peur vis-à-vis de certains stimuli inconnus ou inhabituels (peur de bruits forts (voiture, feux d’artifices, etc.), peur de certaines personnes).

Malpropreté

L’élimination (urinaire et fécale) est un comportement cyclique. Les deux notions importantes pour pouvoir définir la malpropreté sont le temps et le lieu.

La durée de rétention urinaire normale chez le chien varie avec l’âge  :

  • de 2 heures environ vers 2 mois
  • de 4 heures vers 4 mois en journée, il est normalement capable de se retenir toute la nuit
  • de 6 à 8 heures à partir de la puberté

Concernant les lieux d’élimination, il y a un apprentissage du lieu et du (des) substrat(s) préférentiel(s) (à partir de l’âge de 15 jours, les chiots suivent la mère et éliminent n’importe où mais en dehors du nid.

La malpropreté peut être définie comme des comportements d’élimination dans des lieux considérés comme inappropriés (en particulier à l’intérieur) et/ou à une fréquence anormale par rapport aux besoins normaux d’un chien.

Les lieux définis comme appropriés pour l’élimination sont variables selon les propriétaires
– à l’extérieur uniquement
– dans le jardin,
– une litière
– sur serpillière dans la maison

La notion de malpropreté peut donc être variable d’un propriétaire à l’autre.

Problème en l'absence du propriétaire

Le contexte de l’absence du propriétaire, où le chien se retrouve souvent seul à la maison, voit apparaître un certain nombre de comportements que le propriétaire trouve gênants et indésirables. – comportements de destruction (prise en gueule et grattage d’objets ou supports divers), – des vocalisations – la malpropreté De nombreuses études rassemblent cet ensemble de problèmes de comportement sous le nom de « problèmes de comportement liés à la séparation » ou « anxiété de séparation ». Cependant, les appellations utilisées ci-dessus incluent la notion de « séparation » (du propriétaire) et d’« anxiété », formulant ainsi déjà une hypothèse a priori sur les mécanismes et les causes de ses comportements et excluant du même coup d’autres causes potentielles (inadéquation du budget- temps du chien avec ses besoins par exemple). Or, comme l’a bien expliqué Overall (2013), il est préférable de définir une catégorie basée uniquement sur la nature des comportements et/ou le contexte d’occurrence de ces comportements. Les comportements gênants, indésirables que le chien produit en l’absence de son propriétaire peuvent donc être regroupés dans une même catégorie mais sans mettre d’autre nom sur cette catégorie.