Femelle

by OOPET

L’anatomie de l’appareil génital

L’appareil génital femelle comprend :
– La vulve
– Les organes internes
– Les mamelles

Les organes internes sont :
– Les ovaires
– Les trompes utérines
– L’utérus
– Le vagin

Les ovaires

Les ovaires sont situés en arrière des reins.
Ce sont deux gonades d’environ 1,5cm de long, chez une chienne de taille moyenne, qui produisent les ovocytes au cours d’un processus appelé ovogenèse et des hormones sexuelles femelles.

Les hormones produites sont la progesterone et les oestrogènes.
Elles jouent un rôle primordial dans les modifications physiques et comportementales liées au cycle sexuel, le maintien de la gestation et le déclenchement de la mise bas.

Les trompes utérines

Les trompes utérines correspondent à l’extrémité des cornes de l’utérus, elles ont une forme d’entonnoir qui s’ouvre vers les ovaires.

Elles recueillent les ovocytes libérés par les ovaires au moment de l’ovulation.

C’est dans les trompes que se déroule la fécondation.

L'uterus

L’utérus de la chienne a une forme en Y avec un pied court et de très longues branches.

Le pied du Y correspond au corps de l’utérus alors que les branches du Y représentent les cornes dans lesquelles se développeront les fœtus.

Chez une chienne de taille moyenne, la longueur de l’utérus est environ de 18 cm.

La paroi de ces cornes a une structure particulière composée de deux couches principales :
– L’endomètre
– Le myomètre

L’utérus communique avec le vagin par le col de l’utérus.

Le vagin

Le vagin, situé en arrière de l’utérus, accueille, avec le vestibule, le pénis du mâle lors
de l’accouplement.

Le vestibule du vagin

Le vestibule du vagin est la partie des voies génitales située entre le vagin et la vulve.
Il fait partie (avec la vulve) du sinus uro-génital, c’est-à-dire de la partie commune des appareils urinaire et génital.

C’est au niveau du plancher du vestibule que débouche l’urètre, par un petit orifice appelé méat urinaire.

Le vestibule du vagin possède un muscle constricteur puissant qui se resserre en arrière du pénis du mâle lors de l’accouplement. Cela présente l’intérêt de prolonger l’érection et de favoriser les contractions du vagin qui aident à la remontée des spermatozoïdes.

Du fait de cette particularité anatomique et de la présence de bulbes érectiles à la base du pénis, le mâle et la femelle restent accrochés l’un à l’autre et ne peuvent plus se séparer en fin d’accouplement, pour une durée variant de quelques minutes à une heure.

C’est pourquoi il ne faut jamais séparer deux chiens qui s’accouplent, sous peine de les blesser sérieusement.

La vulve

La vulve correspond à la partie externe des organes génitaux.

Elle est composée de deux lèvres verticales réunies au niveau des commissures.

La commissure ventrale, celle du bas, abrite le clitoris.

La vulve gonfle lors des chaleurs.
Chez une chienne stérilisée elle reste petite.
A l’inverse, chez une chienne multipare, elle peut rester volumineuse tout au long de l’année.

Les mamelles

Les mamelles ne font pas partie de l’appareil génital à proprement parler mais jouent un rôle dans la fonction de reproduction.

Elles sont au nombre de 5 paires
– 2 paires dites «thoraciques », situées de part et d’autre du sternum
– 2 paires dites «abdominales », situées sous le ventre
– 1 paire dite «inguinale», située entre les pattes arrières

Une chienne peut avoir une ou deux mamelles en plus ou en moins, cela n’a aucune conséquence et ne compromet pas une lactation future.
Il faut cependant veiller à ne pas confondre une mamelle surnuméraire avec un kyste.

La taille des mamelles varie avec l’âge, le nombre de portées, l’état d’embonpoint de la chienne.
En dehors des périodes de lactation, leur emplacement est presque uniquement marqué par la présence des « tétines ».  Elles deviennent plus volumineuses pendant la lactation.

La puberté

La puberté correspond aux premières chaleurs.
La chienne ovule elle est donc en capacité de se reproduire

Les premières chaleurs sont souvent irrégulières, et potentiellement incomplètes, c’est-à-dire sans ovulation associée.

En général, après une succession de trois périodes de chaleurs rapprochées, le cycle ovulatoire devient normal.

La puberté apparait en moyenne entre 4 à 18 mois, à l’âge où la chienne a acquis 80% de son poids adulte.

Pour les races de moins de 10kg, la puberté se produit en général entre 8 et 10 mois.

Pour les races de plus de 10kg, les premiers signes peuvent n’apparaitre qu’à partir de 15 mois.

Le déclenchement de la puberté dépend de nombreux facteurs :

– La race
– L’alimentation
– Les conditions environnementales
– L’action de certains médicaments

Le retard de puberté est rare chez la chienne.

Il faut faire la distinction entre l’acquisition de la puberté, et l’acquisition de l’aptitude à mener à terme une gestation et une mise-bas, qui peut être plus tardive.

LES PETITES RACES SONT MATURES PLUS PRÉCOCEMENT

Une chienne Yorkshire Terrier sera pubère vers l’âge de 5-6 mois, tandis qu’il faudra attendre l’âge de 18 à 24 mois chez une chienne Dogue Allemand.

En moyenne, la chienne devient pubère lorsqu’elle atteint 80% de son poids adulte.

Le cycle sexuel

Le cycle est qualifié de mono-œstrien, c’est-à-dire qu’il n’y a qu’une seule période d’ovulation par cycle.
Le cycle sexuel de la chienne dure de 4 à 12 mois, en moyenne 6 mois, donc selon les chiennes, on peut observer 1 à 2 cycles par an, de sa puberté à sa mort .

Il comprend 4 phases au cours desquelles la chienne présente des modifications :

– Comportementales
– Hormonales
– Anatomiques

L’absence de ménopause rend la reproduction possible toute la vie de la chienne.

La mise à la reproduction est cependant déconseillée à partir de 7 ans, de par une diminution des signes d’œstrus, une infertilité et une mortinatalité accrues.

Les 4 périodes du cycle oestral

L’ANŒSTRUS :

Correspond à une phase de repos sexuel sur une période d’environ 4 mois. Il y a refus d’accouplement et une vulve de petite taille, sans écoulement.

Sa durée peut augmenter en cas
– d’obésité
– de manque d’activité physique
– de vieillissement
– selon les races
L’anœstrus est plus long chez les mastiffs que chez les bergers allemands ou rottweilers par exemple.

Durant cette période, les taux d’hormones sexuelles sont à leur niveau basal.

LE PRO-ŒSTRUS :

Correspond au début des chaleurs, et s’étend sur 9 jours en moyenne.
Durant cette période, on observe un gonflement de la vulve, des pertes sanguines.
La femelle est attiré par le mâle mais refuse l’accouplement.

L’ŒSTRUS :

Correspond à la période d’ovulation, mais aussi à la période des chaleurs durant laquelle la chienne accepte la saillie.
Sa durée moyenne est inférieure à 9 jours.
La vulve est moins congestionnée et les écoulements s’éclaircissent.

LE METŒSTRUS :

Correspond à la phase lutéale du cycle, la chienne refuse à nouveau la saillie.

La vulve diminue de taille, avec des écoulements clairs (progestérone).
Sa durée moyenne est de 2 mois.

Cette phase correspond à la gestation s’il y en a une.

Certaines chiennes non gestantes font parfois une grossesse nerveuse, ou pseudogestation, pendant cette phase du cycle.

Les chaleurs

L’intervalle entre les chaleurs est variable en fonction des individus et de la race.

Les races qui ont des chaleurs plus fréquentes sont par exemple le Rottweiller et le Berger Allemand.

Quelques exemples de races qui ont des chaleurs moins fréquentes :

– Le Colley
– Le Golden Retriever
– Le Boston terrier
– Toutes les races primitives

Chez le Basenji, l’intervalle entre les chaleurs peut atteindre 1 an.

En revanche, l’intervalle entre deux épisodes de chaleurs est constant chez chaque chienne.

Le comportement sexuel

Les manifestations de l’œstrus peuvent être une source de désagréments pour les propriétaires, et de fatigue pour la chienne.

La période de l’oestrus est associé à :
– l’attraction des mâles
– des fugues
– un changement de comportement de la chienne. Plus agressive ou au contraire plus affectueuse.

Il est souvent dit que les chiennes stérilisées sont plus calmes, plus affectueuses, cependant aucune preuve scientifique objective n’a été décrite à ce propos.

Suivi et observations cliniques des chaleurs

Les écoulements vulvaires:

Méthode peu fiable, les écoulements sont inconstants selon les chiennes, certaines ont des chaleurs sans écoulements, et d’autres ont des chaleurs avec des écoulements vulvaires s’étendant jusqu’au début du métœstrus.

LA VAGINOSCOPIE, OU ENDOSCOPIE VAGINALE :

Cette méthode permet de suivre l’aspect de la muqueuse vaginale, qui est modifié au cours du cycle selon l’imprégnation hormonale. 

On observe donc les replis de la muqueuse vaginale, la couleur, la présence ou non de fluides, l’évolution.

Au moment de la période féconde, 2 à 4 jours après l’ovulation, la muqueuse vaginale présente des replis anguleux et blancs : c’est ce qu’on appelle la crénulation vaginale.

Cette technique est rapide et non invasive cependant, elle nécessite un matériel coûteux d’endoscopie, un opérateur expérimenté, et ne donne pas avec exactitude le jour de l’ovulation étant donné la variabilité individuelle des changements de l’aspect de la muqueuse vaginale selon les chiennes.

Ces méthodes sont donc assez peu fiables, et peuvent être utilisées éventuellement en première approximation, en complément d’autres techniques.